La réponse est « non » semble-t-il puisque 66% des annonceurs affirment que leur budget avait augmenté ou était resté stable ces derniers mois. Mieux encore, 81 % de ces annonceurs prévoient une augmentation significative – de l'ordre de 63 % en moyenne - de cette enveloppe en 2009, une progression qui résulte d'une migration des budgets d'autres médias vers Internet.
Les agences de publicité interactives confirment cette bonne santé du Web puisqu'aucune d'entre elles ne s'attend à une baisse des budgets qui leur seront accordé, la très grand majorité des publicitaires s'attendant au contraire à une augmentation significative (+ 47 % en moyenne).Ils sont cependant plus prudent pour ce qui concerne la marge brute, qui dans certains cas pourrait diminuer.
Tout le monde reconnaît cependant que les prises de décision sont plus lentes et que les annonceurs négocient les prix avec beaucoup plus d'âpreté qu'avant la crise. De même la culture du ROI s'installe, ce qui se traduit par une augmentation du marketing direct, du « display » et de l'affiliation, qui pourraient représenter 63 % des budgets accordés pour l'année prochaine.
Seulement 74 entreprises (32 annonceurs, 20 médias et 22 agences de publicité) ayant répondu à l'enquête, ces données sont toutefois à manier avec prudence. « Elles fournissent simplement un aperçu et une idée des grandes tendances. Ce baromètre n’a (et n’aura jamais dans ses versions futures) une vocation scientifique, il sert uniquement à « éclairer », reconnaît l'EBG. Précisons toutefois qu'une semaine avait été accordée aux entreprises pour répondre aux questions sous le couvert de l'anonymat, ce qui est peu.





Luc Chatel















